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Ouvrages / Books

À paraître : L’État islamique pris aux mots

Paris, Armand Colin (Dunod), 2017, 192 pages.

couverture livre EI-2

Irak, la revanche de l’Histoire. De l’occupation étrangère à l’État islamique

Paris, Vendémiaire, 2015, 288 pages.

vendemaireL’État islamique, ou Da‘ech, apparaît aujourd’hui, dans les médias et les représentations politiques, comme l’adversaire absolu de l’Occident, celui qui multiplie attentats et actes de barbarie, qui met le Moyen-Orient à feu et à sang et qu’il faut combattre à tout prix. À l’origine de cet état de guerre perpétuelle et de ce chaos dans lequel ont sombré les populations civiles, il y a, bien entendu, l’intervention américaine du printemps 2003, qui fit des sunnites, accusés d’avoir soutenu le régime de Saddam Hussein, des parias dans le jeu politique irakien, et qui a laissé derrière elle un champ de ruines. Mais il y a aussi, et c’est tout l’intérêt de cet ouvrage que de le démontrer, le partage du Moyen-Orient par les puissances coloniales britannique et française à la suite de la Première Guerre mondiale et du démembrement de l’Empire ottoman : c’est alors que furent créées ex nihilo des frontières qui convenaient aux autorités mandataires mais ne recouvraient aucune réalité historique. Une fois ce constat dressé, et les responsabilités de chacun établies, on comprend mieux les enjeux de l’effroyable désastre qui a frappé la région, et dont aucune analyse, privée de cette perspective de fond, ne permettrait de rendre compte.

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These days, the Islamic State, or Da‘esh, appears in the media and political representations as the absolute enemy of the West, one that multiplies attacks and acts of barbarism, puts the Middle East to fire and the sword, and must be fought at all costs. The primary factor underlying this state of perpetual war and chaos in which civilian populations have sunk is of course U.S. intervention in the spring of 2003, which made of the Sunnis, accused of support to the Saddam Hussein regime, pariahs in Iraq’s political game, leaving a field of ruins behind. But there too, and this is what the book is also about, was the Middle East’s sharing by the British and French colonial powers following the First World War and the Ottoman Empire’s dismemberment: it was then that ex nihilo borders were created, suiting the Mandate authorities without covering any historical reality. Once this observation has been made and each responsibility established, one can understand the dreadful disaster striking the region, which no analysis devoid of such a substantial perspective could ever reflect properly.

Irak : de Babylone à l’État islamique. Idées reçues sur une nation complexe

Paris, Le Cavalier Bleu, 2015, 184 pages.

514WeTzhIvL__SX339_BO1,204,203,200_Babylone, les Mille et Une Nuits, Saladin… Histoire et légendes se confondent dans la Mésopotamie antique. Ce berceau de l’humanité a connu une série de ruptures violentes : dictature du Baas, guerre contre l’Iran, débâcle au Koweït en 1990, embargo dévastateur, occupation étrangère aussi meurtrière qu’imprévisible et plus récemment la barbarie de l’État islamique… Quiconque se penche sur le cas irakien, des spécialistes les plus chevronnés aux simples observateurs, rencontre la plus grande difficulté à comprendre les dynamiques sociales et politiques à l’œuvre : défaite militaire américaine ? Démocratie naissante ? Retour à l’autoritarisme ? Chaos jihadiste ? …

De la Mésopotamie à l’ère moderne – « L’Irak, c’est Babylone, les Mille et Une Nuits et Saladin. » ; « Le clivage opposant chiites et sunnites d’Irak est ancestral. » ; « L’Irak est une création territoriale artificielle. » ; « La guerre Iran-Irak était un conflit religieux. » ; « L’embargo a affaibli le régime de Saddam Hussein. » – Une société en constante mutation – « La construction d’une nation irakienne a échoué. » ; « La dictature baasiste a anéanti toute société civile. » ; « La condition féminine s’est améliorée avec la chute du Baas. » ; « L’Irak était un pays laïc avant l’occupation américaine. » ; « Les tribus irakiennes sont toujours très influentes. » – De l’occupation étrangère à l’État islamique – « La guerre américaine en Irak n’a pas été préparée. » ; « Les États-Unis ont envahi l’Irak pour son pétrole. » ; « Les combattants du jihad en Irak sont étrangers. » ; « Les rangs de l’insurrection sunnite sont solidaires. » ; « La stratégie militaire du Surge a porté ses fruits. » ; « L’Occident ne pourra venir à bout de l’État islamique. » – Une arène politique plurielle – « Les chiites d’Irak forment la cinquième colonne de l’Iran. » ; « Le Kurdistan irakien revendique son indépendance. » ; « Les sunnites sont nostalgiques de l’époque baasiste. » ; « L’Irak s’est scindé en trois entités géographiques. »

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Babylon, the tales of the Arabian Nights, Saladin… History and legends merge in ancient Mesopotamia. This cradle of humanity has experienced a series of violent ruptures: dictatorship of the Baath party, war against Iran, the Kuwait debacle of 1990, a devastating embargo, foreign occupation as deadly as unpredictable, and more recently the barbarism of the Islamic State… Anyone looking at the case of Iraq, from the most familiar specialists to mere observers, faces the greatest difficulty to understand the social and political dynamics at work: U.S. military defeat? Nascent democracy? Return to authoritarianism? Jihadist chaos?…

From Mesopotamia to the modern era – « Iraq is Babylon, the Arabian Nights and Saladin. »; « The cleavage between Shiites and Sunnis in Iraq is ancestral. »; « Iraq is an artificial territorial creation. »; « The Iran-Iraq war was a religious conflict. »; « The embargo weakened the regime of Saddam Hussein. » – A society in constant mutation – « The construction of an Iraqi nation has failed. »; « The Baathist dictatorship destroyed any civil society. »; « The status of women improved with the fall of the Baath. »; « Iraq was a secular country before the U.S. occupation. »; « Iraqi tribes are still very influential. » – From foreign occupation to the Islamic State – « The U.S. war in Iraq was not prepared. »; « The United States invaded Iraq for its oil. »; « Jihad fighters in Iraq are foreigners. »; « The ranks of the Sunni insurgency are united. »; « The military Surge strategy has paid off. »; « The West cannot defeat the Islamic State. » – A plural political arena – « The Shiites of Iraq form Iran’s fifth column. »; « Iraqi Kurdistan claims its independence. »; « The Sunnis are nostalgic for the Baathist era. »; « Iraq has split into three geographical entities. »

L’Irak

Paris, Le Cavalier Bleu, 2010, 128 pages.

31qXBMIFhULAprès avoir connu une vie socio-politique et culturelle intense, l’Irak moderne a subi une série de ruptures violentes. Pays des particularismes identitaires, sociologiques et géographiques, l’Irak éprouve une réelle difficulté à entrevoir l’avenir.

De la Mésopotamie antique à l’époque contemporaine – « L’Irak, c’est Babylone, les Mille et Une Nuits et Saladin. » ; « Le clivage opposant chiites et sunnites d’Irak est millénaire. » ; « L’Irak est une création territoriale artificielle. » ; « La guerre Iran-Irak était un conflit de nature religieuse. » ; « L’embargo économique a affaibli le régime de Saddam Hussein. » – La société irakienne et ses transformations – « La construction d’une nation proprement irakienne a échoué. » ; « Plusieurs décennies de dictature ont anéanti toute société civile. » ; « Le statut des femmes s’est amélioré après la chute du Baas. » ; « L’Irak était une société laïque avant l’occupation américaine. » ; « Les tribus irakiennes exercent toujours une grande influence. » – Occupation étrangère et logiques militaires – « La guerre américaine en Irak n’a pas été préparée. » ; « Les États-Unis ont envahi l’Irak pour son pétrole. » ; « Les membres d’Al-Qaïda en Irak sont des étrangers. » ; « Les rangs de l’insurrection armée sunnite sont solidaires. » ; « Le Surge américain a restauré une sécurité durable en Irak. » – Des dynamiques politiques complexes et plurielles – « Les chiites irakiens forment la cinquième colonne de l’Iran. » ; « Les Kurdes d’Irak continuent de revendiquer leur indépendance. » ; « Les Arabes sunnites sont nostalgiques de l’époque baasiste. » ; « L’Irak s’est scindé en trois entités géographiques distinctes. » – Annexes – Grandes étapes de l’histoire politique irakienne. ; Principaux épisodes du conflit irakien (2003-2010).

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After having experienced an intense socio-political and cultural life, modern Iraq suffered a series of violent ruptures. A country of identity, sociological and geographical particularisms, it faces a real difficulty to foresee the future.

From Mesopotamia to the modern era – « Iraq is Babylon, the Arabian Nights and Saladin. »; « The cleavage opposing Shiites to Sunnis in Iraq is thousands of years old. »; « Iraq is an artificial territorial creation. »; « The Iran-Iraq war was a conflict of a religious nature. »; « The economic embargo weakened the regime of Saddam Hussein. » – Iraq’s society and its transformations – « The construction of a genuinely Iraqi nation has failed. »; « Several decades of Baathist rule destroyed any civil society. »; « The status of women has improved following the fall of the Baath party. »; « Iraq was socially secular before the U.S. occupation. »; « Iraqi tribes still exercise great influence. » – Foreign occupation and military dynamics – « The U.S. war in Iraq was not prepared. »; « The United States invaded Iraq for its oil. »; « Members of al-Qaeda in Iraq are foreigners. »; « The ranks of the Sunni armed insurgency are united. »; « The U.S. Surge restored lasting security in Iraq. » – Complex and plural political impetuses – « The Shiites of Iraq form Iran’s fifth column. »; « Iraqi Kurds still claim their independence. »; « The Sunni Arabs are nostalgic for the Baathist era. »; « Iraq has split into three distinct geographical entities. » – Appendices – Milestones in Iraq’s political history.; Main episodes of the Iraqi conflict (2003-2010).